Si vous lisez sur Lyophilisation et cherchez une page unique avec l'essentiel — définitions, contexte, état des études et questions récurrentes — c'est celle-ci.
Cette page a été mise à jour le 2025-10-24 et est revue régulièrement.
Alors que le travail de Bruno Latour avait consisté, depuis 1979, en une attaque en règle de l'idée de validité scientifique, l'émergence de la crise écologique globale et la récupération de ses postures relativistes et constructivistes par les discours climatosceptiques lui font traverser une crise profonde. Dans un article de 2004 (l'un de ses plus cités), il s'interroge : « Voyez-vous pourquoi je suis inquiet ? Par le passé, j'ai moi-même consacré un certain temps à essayer de montrer "le manque de certitudes scientifiques" inhérent à la construction de faits. Moi aussi, j'en ai fait une "question primordiale". […] Ai-je eu tort de participer à l'émergence de ce champ que sont les études des sciences ? Sera-t-il suffisant de dire que nous ne voulions pas réellement dire ce que nous disions ? Pourquoi cela me brûle-t-il la langue de dire que le réchauffement mondial est un fait, que cela vous plaise ou non ? Pourquoi ne puis-je pas simplement dire que cette affirmation est absolument indiscutable ? »
Sources : fr.wikipedia.org
— Bruno Latour, Why Has Critique Run out of Steam? From Matters of Fact to Matters of Concern, 2004. Le premier grand essai de Latour à s'intéresser à la question écologique est Politiques de la nature, paru en 1999, mais qui se préoccupe davantage d'épistémologie politique (brocardant le concept de nature) que d'écologie, essayant d'intégrer l'écologie politique à sa théorie de l'acteur-réseau malgré une incompatibilité flagrante. Pour l'historien Jean-Baptiste Fressoz, « s’intéressant tardivement à la question climatique et environnementale, [Latour] l’a abordée en tant que philosophe et historien des idées. Politiques de la nature (La Découverte, 1999) partait du constat – historiquement faux – que, la question environnementale étant radicalement nouvelle, il fallait entièrement refonder le politique », mais ce faisant il se détourne de sa méthode empirique initiale pour adopter une posture prophétique qui n'a plus grand-chose d'universitaire. Le philosophe de l'écologie Dominique Bourg, analysant ce premier tournant, diagnostique ainsi « en dépit de ce qu’il revendique, la posture latourienne me semble au rebours d’une approche écologique ». D'après Patrice Maniglier, Bruno Latour n'a pas réellement pris l'écologie au sérieux avant 2012. Latour lui-même reconnaît (dans son dernier livre La religion à l’épreuve de l’écologie) que c’est l’encyclique pontificale Laudato Si (2015) qui lui a donné l’occasion « d’atterrir », en écologie, celle-ci lui paraissant le moyen de faire le lien entre la théologie chrétienne et sa critique de la modernité laïque.
Sources : fr.wikipedia.org
Une grande partie de la fin de carrière de Bruno Latour consistera donc en une tentative d'accommoder la théorie de l'acteur-réseau, constituée comme un constructivisme radical fondé sur la négation des spécificités de la démarche scientifique et du concept de nature, avec la crise écologique comme évidence indéniable. Cela se passera d'abord dans Face à Gaïa : Huit conférences sur le nouveau régime climatique en 2015 (ressuscitant pour l'occasion la controversée Théorie Gaïa), puis dans plusieurs ouvrages qui développeront la notion de « terrestres », jusqu'à y voir l'émergence d'une nouvelle lutte des classes (Mémo sur la nouvelle classe écologique, 2022), concept contre lequel il s'est pourtant battu plusieurs décennies. La sincérité, l'opportunité et la cohérence philosophique de ce revirement ont fait l'objet de critiques sévères, notamment par le Suédois Andreas Malm dans son livre Avis de Tempête en 2020, ainsi que par les sociologues Yoann Demoli et René Llored dans Sociologie de l'environnement.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Sciences Po, École des Arts politiques (SPEAP) === Bruno Latour a participé à la création du double-diplôme en sciences et sciences sociales entre Sciences Po et l'université Pierre-et-Marie-Curie (Sorbonne-Université à partir de 2018). Ce cursus est remplacé à la rentrée 2020 par le Bachelor of arts and sciences (BASc). En juillet 2010 au Centre Pompidou dans le cadre du cycle de conférences Éloquence et démonstration, Bruno Latour annonce officiellement la création du master SPEAP : Sciences-Po Programme d'expérimentation en arts et politique. Cofondée avec Valérie Pihet, cette proposition originale et pluridisciplinaire se propose de réarticuler les liens entre les arts, les sciences et la politique. Le Centre Pompidou et The Harvard University Graduate School of Design, saluent et soutiennent le caractère innovant et expérimental de ce programme de recherche[réf. nécessaire]. Depuis la rentrée 2011, SPEAP accueille, chaque année, une vingtaine de jeunes artistes, chercheurs ou professionnels qui collaborent sur des projets réels en convoquant les pratiques artistiques et celles des sciences humaines. La création de SPEAP s'inscrit dans une volonté de Sciences Po pour faire des arts un véritable outil de compréhension du monde contemporain. Latour rédige alors « Il n'y a pas de monde commun il faut le composer », un extrait du Manifeste compositionniste ; pour une école des arts-politiques.
Sources : fr.wikipedia.org
Lyophilisation est résumé ici à partir de littérature publique : définition, contexte et points récurrents en pratique. Informations générales, pas un avis médical.
La recherche sur Lyophilisation repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.
La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=Lyophilisation)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=Lyophilisation)